La femme réconciliée : vivre une sexualité sacrée…

Depuis longtemps, nos sociétés occidentales ont coupé la sexualité du sacré et du spirituel.
Après des générations de femmes pour qui la sexualité et surtout le plaisir étaient tabous, les évolutions des 50 dernières années ont permis aux femmes de séparer procréation et sexualité et de s’autoriser le plaisir.
Mais trop souvent encore, seul notre corps physique est concerné par notre sexualité : notre corps de sensations, notre corps énergétique est absent.

L’amour et les sentiments ne suffisent pas à faire vivre notre sexe. En matière de désir et de plaisir sexuel, nous portons l’héritage que nous ont transmis nos mères et nos aïeules. Les transmissions familiales, conscientes et inconscientes, que nous avons reçues ont construit l’identité sexuée de la petite fille que nous avons été et de la femme que nous sommes aujourd’hui.

L’image que nous avons de notre corps de femme et de son fonctionnement, le vécu de notre féminité et de nos cycles de vie, notre rapport au désir et au plaisir sexuel, notre rapport à “l’autre” sexe, sont reliés à cet héritage.

Statuette Baubo
Statuette dite Baubo, terre cuite, Ier-IIe siècles par J.C. MKG, Hambourg

Pendant ce stage nous identifierons ces transmissions et leurs effets, de façon à sortir de la répétition transgénérationnelle. A travers l’histoire de chacune, de ses moments clés, de ses blessures, de son vécu actuel de sa sexualité nous accomplirons un travail de réparation, de libération et d’ouverture.

Dans un cadre contenant et sécurisé, à travers des temps d’échange, des temps de travail psycho-corporel et énergétique, des rituels dans la nature environnante, des pratiques créatives et symboliques, nous nous relierons à notre sexualité. Nous tendrons à rétablir la circulation énergétique entre le haut et le bas de notre corps, entre l’esprit et le corps, entre le coeur et le sexe.

Pour que notre sexualité puisse devenir un lieu de rencontre avec notre richesse intérieure, un lieu de rencontre et d’échanges « corps et âmes » avec notre partenaire.

Fleur Vulve

« La « SEXUALITÉ SACRÉE » se différencie de la sexualité ordinaire par le fait qu’elle ne cherche ni à exciter les partenaires, ni à améliorer les performances sexuelles, ni même à avoir plus de plaisir (même si tout cela peut aussi advenir, mais à créer les conditions d’une Connexion profonde (corps, coeur, âme, esprit) par l’union sacrée intime. »

Jacques Ferber

Sur le mythe de Baubo, un article réjouissant sur l’humour féminin et l’obscénité positive

Et bien sûr, le chapitre « La chaleur : retrouver une sexualité sacrée », dans Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés

Après la disparition de sa fille Perséphone, Démeter, déesse de la terre et des moissons, sombre dans la dépression mais continue à chercher sa fille : 

« Après maintes recherches stériles, elle finit par s’effondrer auprès d’un puits, dans un village où elle était inconnue.. Tandis qu’elle adossait son corps douloureux à la fraîcheur de la pierre, une femme s’approcha, ou plutôt une sorte de femme. Elle s’avança vers Déméter d’un pas dansant, en ondulant des hanches d’une façon qui évoquait l’acte sexuel et en agitant les seins. Quand Déméter la vit, elle ne put empêcher un léger sourire de naître sur ses lèvres.

De fait, c’était là une créature magique, car elle n’avait pas de tête, ses yeux se trouvaient à la place des mamelons et sa vulve lui tenait lieu de bouche. Et c’est avec cette jolie bouche qu’elle se mit à régaler Déméter de quelques plaisanteries bien salées. Déméter commença par sourire, puis gloussa, avant d’émettre un rire profond, un rire venu du ventre. Ainsi les deux femmes, la petite Déesse du ventre Baubo et la puissante Déesse de la Terre Mère Déméter, rirent-elles de concert.

C’est ce simple rire qui tira Déméter de sa dépression et lui rendit suffisamment d’énergie pour qu’elle continue à rechercher sa fille…. …Perséphone fut rendue à sa mère et le monde, le sol et le ventre des femmes portèrent de nouveau du fruit. » 

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